je complète cette rubrique avec le topo de Phil, le Coyote....
Je le cite:A mon sens le plus important à faire avant de décider du choix d’un chiot ( ou chien puisque le raisonnement est le même sauf qu’il n’ y aura pas la maîtrise de l’éducation en tant que chiot) est de se poser la question suivante :
Comment est ce que je désire cohabiter avec cet animal ?
Et ce afin de choisir d’une manière judicieuse entre les différentes formes d’éducation et de dressage qui existent.
Pour se faire, il faut rechercher les deux extrêmes de la relation entre humains et canins
1) un des extrêmes est le chien-objet, c’est à dire que je veux un chien utile sans me fatiguer à faire aucun dressage-éducation etc….
exemple : je veux un chien qui protège ma pelouse lorsque je n’y suis pas- rien de plus, rien de moins, donc solution envisageable ! attacher le chien à une chaîne coulissante dans un anneau prés de la niche.Et lorsque je veux l’accès à la pelouse, ilme suffit de faire jouer la chaîne pour le chien reste bloqué prés de sa niche ( utile aussi pour apporter la gamelle sans me faire mordre,e tc…)
Remarque ! il est évident que je ne tiens compte d’aucune réglementation, ou condition morale ou éthique..mais c’est faisable , donc on considère ce cas comme possible.
2) l’autre extrême est le chien –chien
c’est à dire que je n’interviens pas avec des considérations humaines et civilisées, seul m’importe que tous , chiens et humains se soumettent aux règles du comportement canin .Dans ce cas, toute intervention telle que remise en cause hiérarchique n’est jamais punissable et qu’il faut évidemment y répondre comme cela se fait au sein d’une meute, mais ce n’est en aucun cas un comportement à éviter ;
Remarque :on se rend très vite compte de la dangerosité découlant de ce cas, c à d du seul respect des règles canines….mais si on choisit ce cas, elles doivent être acceptées, ce qui veut dire, par ex, qu’on accepte de se retrouver avec le chien grognant àc rocs découverts prés de sa gorge et d’avoir assez de cran pour réagir sans paniquer.
3) tous les autres cas intermédiaires, c à d ceux que nous vivons avec nos chiens .La palette est donc grande.
Comment l’appréhender ?
Sur la base des deux premiers points on peut déjà tenter des approches possibles !
a) prenant le premier point : on peut se demander ce que l’on va accepter du chien, sans tenir compte au départ de toute considération ayant trait au monde canin. Exemples : pour ou contre le chien dans la chambre, dans la maison, le chien peut lécher ou non la figure, quémander ou non à table etc… il y a déjà là matière à penser.
b) Prenant le deuxième point : il nous faut autant que possible une connaissance assez complète du comportement social es canidés entre eux. Et de cela, définir quelles règles sociales on acceptera, celles qu’on tolèrera en partie et celles que l’on refusera.
Rien qu’avec l’étude des points
a et
b on pourra avoir une première approche sur la façon dont on désire ou souhaite cette cohabitation. De plus, on pourra déjà fort probablement découvrir des « points noirs » pour lesquels il existe des antagonismes plus ou moins grands entre les désirs humains et le comportement social canin.
On devra donc refaire cette nouvelle réflexion jusqu’à ce que ces antagonismes soient dissipés.On aura aussi , pour se faire, à prendre en compte les avantages et inconvénients liés à des modes d’éducation et/ou dressage qui peuvent être utiles à la gestion de ces antagonismes.
Indépendamment de cette recherche, on peut constater deux choses
1) en finalité, on aura une conclusion en tri-parties, c’est à dire des moments « chiens », où le chien sera canidé à 100% ( ex : chien dans la niche et humain dans la chambre), des moments « humains » d’où le chien sera exclus (voir ex précédent) et des moments de relations inter –espèces ( promenade,jeu, etc)
2) on pourra donc voir que quelque soit la manière dont on a envisagé la cohabitation on ne vivra jamais selon les règles canines mais que l’on devra faire un mélange. De ce fait, on ne SERA JAMAIS L ALPHA puisque l’on ne vit pas totalement comme un chien avec un chien.
3) Par contre on aura des interactions avec le chien, des moments où on posera des actions ayant des similitudes avec les règles de vie en meute.
Ainsi,, tous les systèmes d’éducation /dressage quelqu’ils soient font en sorte d’apporter des solutions pour obtenir une réponse du chien en évitant de se retrouver dans une situation de confrontation.
Donc, dans le choix d’un chien, bien que la présentation faite ici soit simpliste et donc facilement critiquable, il faut penser que son but n’est pas de dire : « voici le top à penser », mais bien de lancer une réflexion au sujet de la manière dont nous souhaitons cohabiter avec d’autres espèces animales, et donc dans ce cas précis, avec un chien.
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POur être bien ,restons loin des humains...

